Radio Elucubrations

Dimanche matin, une délégation de LaBulkrack se rend à la radio avec Paola.

 

Pendant ce temps là…

 

Nico chante la banane _DSC0751

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Adrien s’est fait chiper ses lunettes !

 

Paul hésite entre deux vocations…

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… Raph s’interroge_D7C7194

 

 

 

 

 

 

 

Alain a perdu son nez

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Benoit passe un casting pour rentrer dans un groupe de Mariachis en chantant

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Et il semblerait que l’orthographe d’un membre de LaBulkrack soit perturbé par l’amour.

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Les sens en éveil

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Balade aromatique à Chachagui

Vendredi matin, nous avons l’opportunité de visiter une hacienda agroécologique dont l’activité principale est la production de café. Sous un magnifique soleil, les deux cultivateurs nous expliquent le processus de transformation, de la plante au produit final : une déambulation à travers les plants de café et le potager nous offre une palette de saveurs gustatives et olfactives.

 

Nous poursuivons la visite dans la bambouseraie, accompagnés d’insectes, d’oiseaux et d’un galina negra (rapace) sur les coteaux des montagnes de Chachagui. On ramène des souvenirs végétaux : gousses d’haricots, terre, fleurs, et … un régime de banane… vertes !

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Ce bol d’air à la campagne se termine par une dégustation de glaces rafraichissantes dans les rues du village.

 

 

Concert à l’université

 

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Dans l’après-midi, départ pour l’université « Torobajo », à la sortie de Pasto. LaBulkrack branche les amplis et  sort les instruments sur une place emblématique, au cœur de la faculté. C’est là qu’ont lieux les débats collectifs entre les étudiants, les murs y regorgent de citations engagées et poétiques.

Le temps du concert, le soir  s’installe dans l’écoute attentive et enjouée des étudiants heureux de découvrir « la musica dé Laboulkrack ».

 

Après ce concert, à notre tour d’aller nous baigner les oreilles de musiques salsa. Et sur les rythmes chaloupés, la nuit se fait tout en déhanchements, caliente et… aguardiente !

 

 

 

Rencontre à Jamondino

Le lendemain, Ariel, professeur de musique du village de San José et saxophoniste, vient nous chercher pour nous emmener dans son village, Jamondino.

La venue de Labulkrack est un projet important pour lui, il l’a  préparée avec cœur et enthousiasme. C’est dans de grandes embrassades, du café et des croissants que Noémie et Simon, les parents d’Ariel nous accueillent dans leur maison.

Ariel nous guide à travers champs dans l’odeur boisée des eucalyptus. Une pause hors du temps.

De retour à la maison il nous joue un morceau de saxophone en toute simplicité. Puis toute la famille, Noémie à l’accordéon et Simon à la percussion, nous régalent d’airs traditionnels de Nariño. Peu à peu les musiciens de LaBulkrack entrent dans le son. Rythmiquement, mélodiquement, par la danse;  chaque personne présente se fait happer par ces instants puissants.

Quand la Guaneña retentit, nous nous retrouvons connectés, au plus fort du partage, liés dans un élan sensible et généreux.

Sous la lune, il est l’heure de nous rendre à la fête annuelle, sur le terrain de foot de Jamondino. LaBulkrack, Ariel et ses parents vont y jouer ensemble. Avec spontanéité  ils improvisent un moment musical. L’humeur est à la fête et le concert se termine par une farandole entre les musiciens et le public.

 

On se dit au revoir en sachant que ces instants précieux résonneront longtemps…

Avec le soutien financier de la SPEDIDAM

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En avant la musique!

Ça n’est pas que nous vous boudions mais les deux derniers jours ont été bien remplis, d’où notre silence. Nous revoilà avec plein de belles choses à partager avec vous.

 

Concert à la « gobernacion » du département de Nariño

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Nous vous avions laissé mardi avec la rencontre entre Acidyesit et LaBulkrack dont vous pouvez trouver une vidéo sur Facebook. C’était la première fois que le répertoire  de LaBulkrack sonnait en Colombie.

Dès le lendemain le groupe reprend les instruments pour un concert à la gobernacion de la région de Nariño où travaille Paola.

L’avant concert est plein d’incertitudes. Il faut dire que depuis que nous sommes arrivés on a compris qu’ici, il valait mieux ne pas chercher les certitudes. On est jamais sûrs de rien jusqu’au dernier moment, le planning est mouvant et plein de surprises.

Quelques heures avant le concert Mathieu et Hugo n’ont pas encore d’amplis et Alex pas de trombone ( le sien a été cassé). Pour couronner  le tout il se met à pleuvoir quand les garçons s’installent dans la cour où ils doivent jouer.

Mais la Colombie apprend à lâcher prise et le concert a lieu avec tous les instruments, sous les arcades du premier étage. Dès le premier morceau les gens sortent des bureaux et se laissent embarquer avec nous par la musique de LaBulkrack; ça applaudit, ça crie « olé », on voit des sourires aux quatre coins des balustrades.

Paola nous a confié que d’habitude, quand il y a des concerts dans la cour les gens ferment la porte de leurs bureaux pour continuer à travailler tranquilles. On sent que LaBulkrack apporte ici un son nouveau qui interpelle, capte et emporte. Les collègues de Paola sont conquis!

 

 

Concert à l’école et dans la rue

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Jeudi c’est à l’ école mercedario, située face aux favelas que deux concerts ont lieu. C’est devant à peu près deux cents enfants, dans un immense hall que ça joue. Les musiciens en noir font face à des écoliers en uniforme surexcités qui chahutent et bousculent pour se trouver aux premières loges. Le groupe français fait sensation auprès des enfants et après le concert c’est la cohue pour prendre des photos et signer des autographes. C’est un peu étouffant mais très émouvant de parler comme on peut en espagnol avec les petits.

 

 

Très gros succès de certains avec les jeunes groupies mais nous ne diront pas de qui il s’agit pour ne pas créer la polémique…

 

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En rentrant à l’hôtel, certains ont encore envie de jouer, de profiter d’avoir les amplis sous la main pour faire un concert dans la rue. Alors, au pied de l’hôtel, LaBulkrack salue son quartier  en musique. La rue, qui fait un coude, est en travaux et on a pas l’impression qu’il y ait beaucoup de passage; pourtant peu à peu des têtes sortent des fenêtres, des ouvriers quittent leur chantier. Partout des gens écoutent : des vieux, des jeunes, des enfants. Sur les toits, sur les trottoirs, à la fin des morceaux on entend « otra! otra! » .

Des vieilles femmes remercient le groupe d’être là, encore une fois l’émotion nous étreint et on se dit qu’on a de la chance de vivre ça et que « viva labulkrack »!

 

 

A demain pour la suite de nos aventures.

 

 Avec le soutien financier de la SPEDIDAM

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Premiers ébats sonores

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Mardi matin, deuxième répétition : les poumons commencent à s’habituer à l’altitude. Les garçons retrouvent un son d’ensemble et un souffle commun.

Ça sonne !

A la faculté de musique, premier échange avec AcidYesit, groupe de musiques actuelles de Pasto, composé de basse-batterie-guitare et de deux saxophones. AcidYesit et LaBulkrack sont heureux de se rencontrer et de jouer ensemble dans ce pays où les musiques actuelles commencent juste à être reconnues.

On en prend plein les oreilles à les écouter jouer : de l’énergie, de la générosité et du groove ! Les deux groupes se découvrent, partagent leurs musiques, échangent, et jouent les uns pour les autres. Et dans cette petite salle, on entend pour la première fois résonner la musique de LaBulkrack avec Arin Arin et 7 wizz. Grosse émotion !

Tout le monde se quitte heureux de constater une nouvelle fois à quel point la musique nous lie et crée un langage commun !

Avec le soutien financier de la SPEDIDAM

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La Colombie insuffle son rythme

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Premiers souffles colombiens

Aujourd’hui, mardi matin, los chicos de LaBulkrack  repartent en répétition à l’Institut Champagnat ; celle d’hier leur a révélé que la Colombie allait mettre leur capacité pulmonaire à mal. Après 1h30 de jeu, le besoin de faire une pause s’impose : le groupe va devoir travailler son endurance pour s’habituer à l’altitude. Mais c’est avec le sourire qu’ils apprennent l’air traditionnel de Nariño :  La Guaneña. Une vidéo de leurs premiers sons Colombiens est en ligne sur Facebook.

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La Cocha, aux portes de l’Amazonie

Lundi après-midi, Carlos et Floberto (un sacré pilote d’autobus), nous emmènent à La Cocha !

A une demi-heure de Pasto, cet immense lac de 16 kms sur 5, s’étend au milieu des montagnes et nous réserve bien des surprises : sur l’île, une réserve naturelle (Santuario de Flora), où la végétation est luxuriante et les odeurs nouvelles, nous pousse à la contemplation.

 

 

Les bateaux nous emmènent ensuite, au travers des herbes hautes, jusqu’au port du village de pêcheurs. Là, le dépaysement est total : maisons colorées sur pilotis, colibri butinant dans les parterres de fleurs abondants, les nombreuses constructions en bambou, les bassins d’élevage de la Trucha (truite). L’eau est partout ainsi que la musique qui s’échappe des maisons. Nous rentrons à Pasto pleins de sensations, d’images et de couleurs !

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Bienvenidos a Pasto !

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Vue de la terrasse de l’hôtel

Après 10h de vol, une nuit entre découverte des rues de Bogota et couchage frileux, nous avons enfin atterri sur la piste exigüe de Pasto. Retrouvailles émouvantes avec Carlos, Paola, Camille et Julien. Première rencontre avec le paysage montagneux du département de Nariño, première expérience de la conduite mouvementée des bus. On pose nos bagages chez Monica et Anthony, hôtel coloré, accueil chaleureux, vue imprenable sur Pasto !

 

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Premier pas à Chachagüi

Paola et Carlos nous convient au Festival La Guanena, musicas y danzas Regionales ! La soirée alterne entre groupes de musiques traditionnelles et groupes de danseurs  du département de Nariño qui tour à tour évoluent sur l’hymne de la région :la guanena .

Pour finir, nous voilà tous partis à danser, un peu plus maladroits, sans les jolis costumes mais avec tout notre cœur!

Nous nous sommes laissés entrainer par les colombiens dans l’ambiance réchauffée autour des danses et de la boisson locale Hervido. Mélange de sourires, de joies, d’excitation, de saveurs nouvelles…

 

On se confronte à la nécessité de s’accoutumer au décalage horaire et à l’altitude, malgré l’envie bouillante des garçons de sortir les instruments. Dimanche sera donc dévolu à la détente; on s’adonne à la cuisine locale, on prend le temps du paysage et du jeu traditionnel du Sapo (la grenouille vendéenne pour ceux qui connaissent !) à Genoy, petit village à 20mn, tout en virage sinueux sous le volcan Galeras de Pasto.

 

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Monica, Carlos et Paola

Lundi matin Labulkrack se réunit pour répéter, préparer les interventions prochaines et se retrouver dans la musique.

Hasta Pronto !

 

 

Bientôt le départ

Labulkrack en Colombie, ça y est on s’en approche; plus que quelques jours et l’aventure commence.

En réalité elle a commencé par l’amitié qui lie bien des musiciens de Poitiers à Carlos Andrés Calvache et Paola Lorena Coral, tous deux musiciens venus étudier en France. Il y a environ deux ans, Carlos et Paola imaginaient de faire venir Labulkrack dans leur ville de Pasto (au sud du pays). Chaque année, ils font venir un groupe de musiciens à travers le projet Tejiendo sentidos (tisser du sens) pour créer des rencontres avec les artistes locaux, des ateliers avec les enfants de la région et des concerts exceptionnels.

Depuis cette invitation officielle, le groupe est en ébullition : trouver des fonds, s’organiser, préparer le grand projet. Et aujourd’hui arrive enfin le début du voyage. Les musiciens se préparent à embarquer suivi de 5 accompagnantes qui s’occuperont de donner des nouvelles fraîches via ce blog.

Départ le 26 Août.

A très vite.

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